Soutenons les mobilisations de la jeunesse!
Depuis mardi 29 septembre, la quasi-totalité des lycées gardois sont impactés par une mobilisation d’ampleur à l’appel de syndicats lycéens, engagés dans une lutte pour de meilleures conditions d’apprentissage et de vie : bâti scolaire en ruine, horaires intenables depuis l’instauration de la réforme Blanquer, violences discriminatoires notamment sur les tenues vestimentaires, sélection arbitraire de Parcoursup, classes surchargées, personnels non remplacés, absence de personnel médico-social.
Notre syndicat partage leurs inquiétudes et porte les mêmes revendications. Pour ces mêmes raisons d’abandon et de casse des services publics, les agent·es de la fonction publique dont le personnel de l’Education Nationale, se sont mobilisé·es ce mardi 29 septembre. Cette rentrée 2026 clôture une décennie de sous-investissement dans le service public d’éducation par les gouvernements d’Emmanuel Macron. Les usagers et usagères constatent directement les effets de l’austérité budgétaire permanente. Or, alors que la colère s’exprime, les annonces budgétaires pour l’année 2027 viennent mettre le feu aux poudres, avec une suppression de 1588 de postes dans l’Education nationale. Il s’agit de choix budgétaires et l’école ne peut être une variable d’ajustement.
En plus du mépris, des gazs, des coups de matraque, des tirs tendus au flashball, des arrestations : voici la réponse démesurée du ministre de l’éducation. Dans le Gard, la police a procédé à 22 arrestations de jeunes, ce jeudi 1er octobre. Au niveau national, à la violence institutionnelle s’ajoutent les étranglements, les matraquages : au moins deux blessés au visage, l’un a la mâchoire fracturée et a perdu plusieurs dents, l’autre un œil. Les arrestations sont massives: jeudi 1er octobre, le ministère de l’intérieur a annoncé 1949 interpellations dans toute la France.
SUD éducation renouvelle tout son soutien aux jeunes mobilisé·es face à cette répression. Nous condamnons vivement les violences qu’ielles subissent. Les jeunes ont le droit de se mobiliser et doivent être entendu.es. Nous exigeons la libération de tous·tes les jeunes arrêté.es, sans suite judiciaire.
Nous déplorons les dégradations commises, tout autant que nous nous opposons à toutes les stratégies mises en place par les autorités pour criminaliser et désunir le mouvement social des jeunes et ses différentes manifestations. Que leur reste-t-il comme moyen d’expression quand le dialogue social et démocratique est rompu depuis des décennies?
Notre syndicat apporte également son soutien aux personnels de l’Education ayant subi des violences lors de ces blocages d’établissement.
Dans nos établissements, nous nous opposerons à toutes les formes de répression de la mobilisation : absences injustifiées, punitions, sanctions et conseils de discipline.
SUD éducation Gard-Lozère appelle les personnels des établissements concernés à soutenir les élèves dans leurs revendications , à créer les conditions pour qu’elles s’expriment et à s’opposer à la répression, à être présent·es sur les lieux de blocages pour protéger nos élèves et notre jeunesse mobilisée. Des préavis de grèves quotidiens sont déposés, permettant de débrayer.
SUD éducation prend toute sa place dans la lutte pour plus de moyens dans l’éducation, et aux côtés de la jeunesse qui s’organise pour les mêmes revendications :
- recrutement de personnel enseignant ;
- recrutement d’AESH et de personnels pour la vie scolaire ;
- recrutement de personnel médico-social ;
- amélioration du bâti scolaire;
- baisse des effectifs par classe ;
- abrogration de Parcousup.
SUD Éducation appelle les collègues à se mettre en
grève mardi 6 octobre et à rejoindre les mobilisations de
la jeunesse!
