SUD éducation dénonce les violences commises contre les lycéen·nes mobilisé·es
Lors des mobilisations lycéennes qui ont eu lieu à Nîmes depuis le début du mouvement, notre organisation a pu constater des dérives de la part du dispositif policier mobilisé.
Le 2 octobre 2026, devant le lycée Hemingway à Nîmes, nous n’avons pu que constater des contrôles au faciès systématique de la part des effectifs policier présents devant l’établissement, seuls des élèves racisés étaient systématiquement contrôlés et se voyaient fouiller leur sac, alors que les élèves non racisés n’étaient ni fouillés ni contrôlés. SUD éducation Gard-Lozère a dénoncé ces manquements graves auprès de la préfète du département du Gard et des signalements à l’Inspection Générale de la Police Nationale et au défenseur des droits ont été fait. À cette heure, la préfète n’a apporté aucune réponse à notre courrier.
Le 5 octobre devant le lycée Albert Camus, des violences ont été commises sur les lycéen·nes mobilisé·es et sur des syndicalistes et personnels présent·es sur place pour s’assurer que les lycéen·nes puissent manifester dans le calme, des personnels se sont faits bousculer par les policiers. Nous avons également pu assister à des violences commises de façon volontaire par la direction de l’établissement et un membre de l’équipe de vie scolaire contre des lycéen·nes réunis pacifiquement devant l’établissement. Nous dénonçons les fausses informations transmises par des directions à la police alors même que les directions savent que l’information donnée est fausse. Nous espérons qu’il s’agit d’action isolé et non d’une consigne de la part des autorités académiques.
Nous dénonçons également l’usage qui a été fait de grenades de désencerclement à proximité du Lycée Frédéric Mistral par les agents de la Brigade Anti Criminalité. Ces armes de guerre ne doivent être utilisées que pour l’autodéfense de policiers encerclés et non pour disperser une foule. Trop d’enfants ont déjà été blessés par des armes de guerre, qui doivent être retirées de l’équipement des forces de l’ordre au plus tôt.
SUD éducation dénonce les arrestations abusives de lycéen·nes mobilisées, ce n’est pas en réprimant la jeunesse qu’on écoute et donne droit à ses revendications légitimes.
SUD éducation Gard-Lozère réaffirme son soutien à la mobilisation de la jeunesse et appelle les personnels à la soutenir et à être présent afin de protéger nos élèves des violences policières.
